Le cri d’alarme sur le Stade de la Faisanderie

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Cher tous,

Le Parisien consacre aujourd’hui un article au Stade de la Faisanderie, évoquant les nombreux retards du projet. En attendant qu’un jour des travaux de rénovation soient réalisés, la situation est bloquée et le complexe sportif continue de se dégrader lentement mais sûrement.

Rappelons un peu l’historique des choses : en 2010, la Ville, après avoir dépensée près de 250 000€ en études à ce sujet, dépose un permis de construire pour lancer la rénovation du Stade. Ce permis est accepté, ne fait l’objet d’aucun recours et pourtant les travaux ne démarrent pas. Pourquoi ? Tout simplement parce que la Ville n’avait, une fois de plus, pas les moyens de ses ambitions et qu’au fur et à mesure des études, le coût du projet a dérapé pour s’établir à la fin à près de 14M€ TTC !

Les négociations alors entreprises depuis 2008 entre les Maires de Fontainebleau et d’Avon autour du transfert des équipements sportifs à la Communauté de Communes se sont soldées par un transfert d’un projet de Grand Parquet pour 14M€ dès 2009 et pas de projet pour le Stade. La situation a évolué puisqu’au 1er janvier 2013, le Stade de la Faisanderie a été transféré lui aussi à la Communauté de Communes.

L’erreur majeure commise pour le Grand Parquet, qui a consisté à attribuer les appels d’offres aux entreprises AVANT de transférer l’équipement à la Communauté de Communes, coûte chaque année et coûtera à vie 500 000€ à la Fontainebleau (la Communauté de Communes lui verse une subvention d’équilibre moindre que par le passé, pour compenser les charges de fonctionnement et les travaux du Grand Parquet).

Sur le Stade de la Faisanderie, la Ville a transféré l’équipement sans projet définitif. Tout est donc ouvert pour la suite. Il semblerait que dans les discussions, Fontainebleau continue de s’accrocher à une rénovation du Stade par phases avec une première étape pour 9M€, tandis que les autres communes préféreraient une rénovation globale du Stade pour un montant de 7M€ maximum, ce qui me paraît être une solution raisonnable au regard des finances de la Communauté de Communes et du contexte économique.

Nous sommes donc loin d’un accord sur un projet et sur un commencement de travaux. Le Stade de la Faisanderie n’a d’ailleurs pas été inscrit dans les investissements 2013 de la Communauté de Communes… tout un symbole !

Fabbro lance un cri d’alarme

Audrey Legrand | Publié le 18 avril 2013, 07h00


Fontainebleau, mardi. Norbert Fabbro, le président du RCPF, espère que le dossier sur le nouveau stade de Fontainebleau va enfin avancer.
Fontainebleau, mardi. Norbert Fabbro, le président du RCPF, espère que le dossier sur le nouveau stade de Fontainebleau va enfin avancer. (LP/A.L.)

Lancé en décembre 2010, le projet de rénovation de la Faisanderie n’en finit plus d’être retardé. Tribunes laissées à l’abandon et inutilisables à cause de l’amiante, absence de locaux administratifs et de vestiaires en dur, accès aux sanitaires restreints : la liste est longue et la situation alarmante. De quoi rendre impossible un accueil correct des licenciés et des visiteurs. Après plus de deux ans d’attente, Fontainebleau s’impatiente de voir enfin commencer les travaux : « Le temps est largement venu du premier coup de pioche, estime Norbert Fabbro, le président du club. Lorsque je suis arrivé, la situation financière était très critique. Nous avons restauré l’équilibre comptable, ce qui explique en partie nos résultats. Nous avons besoin que l’on nous donne les moyens de nos ambitions. »

En moyenne, 8 000 personnes par semaine

Très utilisées, les installations de la Faisanderie accueillent 8000 personnes par semaine en moyenne entre les licenciés et les scolaires. Une raison plus que suffisante pour les dirigeants de ne plus faire traîner les choses : « Je sais que la ville et notamment Philippe Mahut font de leur mieux, explique Fabbro. Il faut des actions concrètes. Nous avons besoin de réponses et vite. Il y a urgence, il y a un minimum de travaux à faire. Le plus important est de pouvoir accueillir les gens dans une structure digne de ce nom. Nous aurions pu recevoir des équipes qualifiées pour l’Euro 2016 mais, dans la situation actuelle, c’est inenvisageable. Nous allons même devoir refuser certains jeunes, faute de pouvoir les accueillir. »
Avec sept équipes en position de montée des moins de17 aux vétérans, le constat n’en est que plus regrettable. D’autant qu’avec 500 licenciés répartis dans 26 équipes le problème ne va pas aller en s’arrangeant. Un staff de 50 dirigeants et 30 éducateurs diplômés a été renforcé par l’arrivée de deux salariés : « Je suis entouré par une excellente équipe, passionnée et compétente, poursuit Fabbro. Yohann Fontaine, chargé de coordonner les choses au niveau sportif, en est un bon exemple. Grâce à leur travail, nous avons réussi à stabiliser le club et les résultats s’en ressentent. Nous avons l’ambition d’aller encore plus loin. Mais ce n’est pas possible de travailler dans de telles conditions. Les pelouses de compétition sont nickel, alors qu’il n’y a même pas un banc pour s’asseoir. Le budget est là, ne reste plus qu’à l’utiliser à bon escient. »

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