Les séjours verts à vélo, un atout touristique pour le Pays de Fontainebleau ?

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A la petite reine, célèbre magasin de vélos bellifontain
A la petite reine, célèbre magasin de vélos bellifontain

Cher tous,

Le Pays de Fontainebleau est riche dans la variété de ses paysages et dans son potentiel touristique : la Seine, la forêt, le Gâtinais et ses étendues agricoles, ses petits villages… Les possibilités sont nombreuses en matière touristique !

Un des créneaux porteurs du moment, clairement sous-développé en Île-de-France est le tourisme cyclable (cf ci-dessous) : des parcours de balades à vélo sur un territoire pour en observer au mieux les richesses. Vu le cadre de vie exceptionnel du bassin (au sens large) de Fontainebleau, ses villes historiques (Barbizon, Morêt-sur-Loing etc), son charme pittoresque et sa proximité géographique de Paris, les conditions sont toutes réunies pour développer une offre de séjour à vélo !

Après la mise en place du Plan Vélo à Fontainebleau en 2009 aux côtés de ma collègue Virginie Perrachon, adjointe à la voirie, il me semble opportun de se pencher plus en avant sur cette question avec nos différents partenaires pour faire une « étape 2 » du Plan Vélo, plus large sur le territoire.

A vocation touristique et économique, le sujet sera certainement à étudier par la CCPF et l’Office de Tourisme. Dans la région, les territoires avec autant de potentiel que le Pays de Fontainebleau sont rares, il s’agit de se positionner avant les autres sur ce « marché de niche » en plein essor.

Réponse sur le sujet dans quelques temps !

 

Localtis.info

La direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS) publie une étude sur un sujet moins exploré que l’évolution des capacités hôtelières ou la fréquentation des stations de sports d’hiver : les séjours à vélo des tours-opérateurs en France en 2011. S’ils ne représentent encore qu’une très faible part de l’activité touristique – l’étude ne fournit d’ailleurs aucun élément sur l’impact économique de ce secteur – les séjours à vélo présentent en revanche l’intérêt de se contenter d’infrastructures légères et d’offrir l’opportunité d’une contre-programmation touristique.
Il s’agit en l’occurrence d’une activité géographiquement très concentrée. Cinq territoires regroupent ainsi 50% du marché français en la matière : le Val de Loire (358 séjours à vélo programmés par des tours-opérateurs en 2011), Provence-Camargue (327), Bourgogne-Beaujolais (227), Dordogne-Lot (191) et Alsace-Vosges (159). En 2010, la part de ces cinq régions phares étaient toutefois encore de 60%, ce qui témoigne d’une diffusion rapide de l’activité dans d’autres territoires. Celle-ci est en revanche peu présente dans les régions les plus touristiques. L’Ile-de-France ne comptait ainsi, en 2011, que 16 circuits organisés par des tours-opérateurs, la Côte d’Azur 30 et le Languedoc-Roussillon 31. A l’inverse, certains territoires plus restreints se révèlent plus attractifs en matière de tourisme à vélo. C’est, par exemple, le cas du canal du Midi et du canal des Deux Mers (76 circuits) et de la baie du mont Saint-Michel (27).
Autre atout du tourisme à vélo : s’il ne pèse encore que d’un faible poids économique, il connaît en revanche une croissance très rapide. Dans le Val de Loire, par exemple, le nombre de circuits proposés a progressé de 28% entre 2010 et 2011 et celui des tours-opérateurs proposant une offre sur ce territoire de 29%… Des taux qui se retrouvent dans les quatre autres destinations phares.

Un marché très concentré

Au plan international, le marché est très concentré, puisque les cinq premiers pays – dans l’ordre, la France, les Etats-Unis, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas – totalisent 74% des opérateurs et 75% des circuits proposés. Les trois premiers représentent même, à eux seuls, plus de la moitié des opérateurs et des offres. Sur ce marché très concentré, les opérateurs français – le plus souvent des structures petites ou moyennes – sont particulièrement bien placés et connaissent une croissance spectaculaire. Entre 2010 et 2011, leur nombre est passé de 33 à 48, tandis que le nombre de circuits proposés passait de 425 à 738, soit une progression de 74% en un an. Ce dynamisme se traduit notamment par le développement de nouvelles destinations – vallées alpines, Gers, littoral du Nord et de la Picardie, Marais poitevin, Mayenne… -, mais aussi par la mise sur pied de nouveaux produits et d’offres combinées : vélo et bateau (89 circuits associant le tourisme fluvial), vélo et gastronomie… Deux formules continuent toutefois de représenter l’essentiel de l’offre : les séjours découverte (environ 80% des circuits) et les séjours sportifs (dont les circuits organisés sur les lieux mythiques du Tour de France).
Enfin – et contrairement à l’image associée aux premiers congés payés à vélo en 1936 – le tourisme à vélo attire une clientèle « haut de gamme ». Pour les séjours découverte, 54% des clients dépensent plus de 100 euros par jour et 27% plus de 200 euros.

 

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