Résultats du 1er tour de l’élection présidentielle

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Voici les résultats de l’élection présidentielle à Fontainebleau et ma position concernant le 2ème tour à la suite :

Participation : 76,92% soit 7854 votants
Blancs : 105, Nuls : 36
François Fillon (2839 voix) : 36,81%
Emmanuel Macron (1944 voix) : 25,20%
Jean Luc Mélenchon (1056 voix) : 13,69%
Marine le Pen (846 voix) : 10,97%
Benoît Hamon (430 voix) : 5,58%
Nicolas Dupont Aignan (308 voix) : 3,99%
François Asselinau (82 voix) : 1,06%
 Philippe Poutou (50 voix) : 0,65%
Jean Lassalle (30 voix) : 0,39%
Nathalie Arthaud (18 voix) : 0,23%
Jacques Cheminade (9 voix) : 0,12%

 

Après le 1er tour…

Enfin le 1er tour de l’élection présidentielle est passé. Après des semaines d’une campagne médiocre sur bien des points, à commencer par l’absence de discussions réelles de fond sur de nombreux sujets, les français se sont exprimés. La défaite du candidat de la droite doit nous interroger. Beaucoup de français ont choisi, en n’accordant pas leur suffrage à François Fillon, de sanctionner les faits sur lesquelles la Justice aura à se prononcer. L’exigence d’exemplarité des responsables politiques, à tous les niveaux, est aujourd’hui très forte. C’est légitime et c’est normal. Pendant trop longtemps, la Vème République s’est accoutumée de comportements qui ne sont plus « tolérés » par l’électorat. J’ai voté pour François Fillon pour son projet qui m’apparaissait le plus cohérent, le plus construit, le plus réformateur sur bien des plans. Dans l’élection présidentielle, l’homme ne peut pas être dissocié du projet qu’il porte et le résultat d’hier l’a illustré.

Plus globalement, les partis politiques tels que nous les connaissons doivent faire leur révolution interne. Comment se fait-il qu’aussi peu de français adhèrent à des partis alors même que les français adorent parler politique ? Comment les logiques très « hiérarchiques » des partis peuvent évoluer pour enfin prendre en compte réellement ce que pense « la base » et s’élargir véritablement au delà ? Comment faire vivre les différentes sensibilités sous une même bannière pour que chacun s’y trouve à sa place ? Ce sont autant de questions qu’il faudra aborder.

Pour le 2ème tour de l’élection présidentielle, ceux qui n’ont ni choisi Emmanuel Macron, ni Marine le Pen, auront à se prononcer. Cette majorité de la population a deux semaines pour y penser et y réfléchir. Je ne fais pas partie de ceux qui qualifient le Front National « d’anti-républicain » ou expliquent que leurs électeurs n’ont rien compris. Cela reviendrait à dénigrer près de 7 millions de français. Qui sommes-nous pour juger ainsi ? Le Front National a la liberté de participer aux élections aussi on ne peut le qualifier d’anti-républicain.

Pour autant, j’appartiens aux électeurs de François Fillon qui ne voteront pas pour Marine le Pen dans 15 jours.

Je suis né avec la construction européenne. L’Europe est pleine de défauts mais également pleine de richesse. Beaucoup de choses sont à changer, j’en conviens, mais dans un monde où les géants mondiaux émergent, nous serons plus forts à 500 millions qu’à 65 millions. Je suis très attaché à la France, en tant que pays, pour son histoire, sa culture, sa créativité sans limite, son peuple à la fois arrogant et râleur mais aussi profondément humain et idéaliste. Je souhaite une France forte dans une Europe qui protège et se modernise en profondeur. Dans ses institutions, dans les compétences qui sont les siennes sans intervenir sur celles qui relèvent des Etats, dans la protection qu’elle doit apporter face au dumping international et aux délocalisations. La tâche est ardue et longue. Je pourrai me qualifier d’euro-pragmatique sur de nombreux points.

Je crois également, sur le plan intérieur, en la nécessité de réformer le marché de travail, améliorer la compétitivité des entreprises pour retrouver un marché du plein emploi. « L’ennui, c’est la haine » disait, à raison, Baudelaire. Il n’y a rien de pire que le chômage. Croire qu’augmenter unilatéralement la protection salariale dans un monde ouvert – qu’on le veuille ou non, le monde est ouvert – c’est accélérer les délocalisations vers les pays où le terme même de « protection sociale » n’existe pas. Les syndicats doivent être plus représentatifs des salariés pour défendre leurs aspirations : avec 8% des syndiqués en France, il est évident qu’aujourd’hui les syndicats portent les positions d’une toute petite partie des salariés et en particulier de leurs adhérents. Pour qu’un réel dialogue social, équilibré entre patronat et salariés puisse se faire, cela doit changer.

Enfin, nous sommes face à un défi conséquent sur le plan du terrorisme et de la sécurité intérieure. Je suis en colère et indigné de voir nos compatriotes se faire assassiner lâchement sur notre sol, de voir nos forces de l’ordre payer un lourd tribut de plus en plus régulièrement, de voir des jeunes et des enfants tué sans raison. Plus que fatigué, je suis révolté et en colère. Sur ce point, il ne doit plus exister de clivages. Entendre un candidat à la présidentielle déclarer qu’il fallait « désarmer la police » et que « si les policiers n’avaient pas été armés, cela ne se serait probablement pas passé » quelques minutes seulement après l’attentat des Champs Elysées m’a profondément choqué et révolté. Les libertés fondamentales sont une chance pour notre pays. Néanmoins, ceux qui considèrent que nous rognons sur nos valeurs en nous protégeant simplement se trompent. J’ai eu l’occasion de voir en Inde ce qu’était un état sécuritaire, cela n’a rien à voir. Là bas, il y a des contrôles routiers avec poste de police à chaque coin de rue, on ne peut pas rentrer dans un magasin sans scanner vos bagages et avoir une fouille corporelle, c’est également vrai dans le métro à chacune des stations… Nous en sommes loin. La lutte contre le terrorisme ne doit plus nous opposer mais nous rassembler.

A titre personnel, je suivrai l’appel à Emmanuel Macron lancé par François Fillon même si je respecte le choix de chacun. J’appelle chacune et chacun à s’exprimer le 7 mai dans les urnes. Le droit de vote en France est une chance, alors que les scrutins sont truqués dans de nombreux pays, alors profitons-en !

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