Tragique drame pour une bellifontaine…

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Cher tous,

C’est avec une grande tristesse que Fontainebleau a appris la disparition tragique d’un des siennes, au cours d’une ascension en montagne. Les opérations de secours n’auront pu permettre de retrouver sains et saufs les deux alpinistes partis sur le massif du Mont-Blanc.

C’est un choc pour tous et une épreuve douloureuse pour les membres de cette famille et leurs deux enfants (7 et 12 ans). La municipalité réaffirme sa tristesse face à cet événement tragique et adresse ses plus sincères condoléances à la famille de Metz.

 

Le Parisien

Jusqu’au bout, les secouristes français et italiens ont espéré un miracle. Celui de retrouver vivants le guide Olivier Sourzac et sa cliente Charlotte de Metz, bloqués depuis une semaine par le mauvais temps à 4000 m d’altitude dans le massif du Mont-Blanc. Cet espoir s’est envolé hier en fin de matinée.

« En survolant la face sud des Grandes Jorasses, le souffle du rotor de l’hélicoptère de la sécurité civile a dégagé de la neige dans la paroi. Un sauveteur a alors vu apparaître une tache rouge qui correspondait aux vêtements d’un des alpinistes », explique Jean-Baptiste Estachy, commandant du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix. Les sauveteurs français contactent leurs collègues italiens car le secteur se trouve de l’autre côté de la frontière. Une fois sur place, un médecin ne peut que constater le décès d’Olivier Sourzac, 47 ans, et de Charlotte de Metz, 44 ans, morts de froid et d’épuisement. Cette mère de 2 enfants, originaire de Fontainebleau (Seine-et-Marne), était une bénévole appréciée de l’antenne du club alpin français de Fontainebleau.

Le secouriste Daniel Ollier est le premier sauveteur à avoir été hélitreuillé aux côtés des victimes, 150 m sous la pointe Walker (4208 m) : « Le guide et sa cliente se trouvaient sur une vire (NDLR : palier très étroit sur une pente raide), couchés l’un à côté de l’autre, recouverts par une fine couche de neige. On ne voyait qu’un morceau d’anorak qui dépassait. Il y avait encore leur réchaud à côté d’eux », confie le sauveteur.

Contrairement à ce que l’on avait cru au départ, à la suite des contacts téléphoniques d’Olivier Sourzac avec les secouristes la semaine dernière, les deux alpinistes n’ont pas réussi à se mettre à l’abri dans un trou creusé dans la neige. « Ils se trouvaient sur une face rocheuse très raide où la neige ne s’accumule pas. Impossible donc de creuser un tel trou. Ils s’étaient assis sur leurs cordes pour s’isoler du sol », précise le commandant Estachy. Exposés à des vents de plus de 100 km/h qui accentuent encore la sensation de froid, le guide et sa cliente ont dû vivre un véritable calvaire, avec des températures ressenties pouvant descendre jusqu’à moins 25o C. Sans sac de couchage et sans vivres en quantité suffisante.

L’autopsie tentera de déterminer le jour de leur décès. Le dernier contact téléphonique avec le guide remonte à vendredi dernier. « S’ils avaient pu descendre une centaine de mètres plus bas, ils auraient pu creuser un trou dans la neige et cela aurait été beaucoup mieux pour eux », ajoute Daniel Ollier. La montagne et la tempête en ont décidé autrement.

 

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